love_and_memories

Sexe : Homme
Status : connectedConfig :
Rang : Admin
Envois :372
|
Attirés par l'art, l'histoire ou une vie moins chère ou plus douce, nombre d'Américains en Europe commencent à ressentir douloureusement les effets de la baisse du dollar sur leur portefeuille.
Andrew Curry, un journaliste free-lance de 30 ans installé à Berlin, résume ainsi la situation: "J'avais tendance à claironner que Berlin était vraiment abordable mais aujourd'hui, mon loyer arrive au niveau de Washington ou New York. C'est assez terrible. Je fais tout pour dépenser moins d'euros."
La dépréciation du billet vert, à laquelle s'ajoutent de récentes mesures fiscales du gouvernement fédéral, affecte beaucoup des 350.000 Américains installés dans l'Union européenne, étudiants, actifs, ou retraités, à commencer par ceux qui perçoivent leurs revenus en dollars.
La monnaie américaine est à un plus bas historique contre l'euro, qui s'élève à près de 1,47 dollar, et de 26 ans contre la livre sterling.
"Le dollar a un impact effroyable pour nous", déclare Eunice Lipton, une écrivaine new-yorkaise qui a vit la majeure partie de l'année à Paris avec son mari et artiste Ken Aptekaar.
"Nous gagnons l'essentiel de notre argent aux Etats-Unis puis nous le transférons ici. Ces derniers jours, j'ai transféré 15.000 dollars qui se sont transformés en 10.200 euros", dit-elle.
Les Américains effectuant des transferts de dollars en euros ont vu leurs revenus décroître de moitié depuis le début 2000, quand les deux monnaies étaient à parité.
"PROVINCIAUX"
Comme d'autres compatriotes en Europe, Eunice Lipton sent la différence dans les sorties ou les dîners entre amis. "Je ne peux pas me plaindre parce que les Américains ont eu la belle vie pendant des années. J'ai passé soixante ans et je viens ici depuis l'âge de 19 ans. La plupart du temps, j'ai pu manger dans d'excellents restaurants pour peu d'argent", raconte-t-elle.
Environ 50.000 Américains se sont installés en Allemagne l'an dernier, selon les statistiques gouvernementales. Beaucoup ont été attirés à Berlin par la relative faiblesse des loyers, par la culture, l'art, la musique ou les grands espaces verts de la capitale allemande.
"Mes allocations ont été réduites environ de moitié avec le taux de change dollar-euro", déclare Mara Leichtmann, une professeur assistante qui a choisi la colocation pour dépenser moins.
Une loi adoptée l'an dernier augmente en outre les impôts pour les expatriés.
Monique Lügger, une conseillère fiscale berlinoise, explique que cette législation affecte principalement les hauts revenus, mais que la baisse du dollar pèse sur les retraités.
"Pas une semaine ne passe sans qu'on me demande ce qu'on peut faire sur les changes. Mais bien sûr il n'y a rien à faire."
Pour certains, ce problème de la monnaie pourrait devenir rédhibitoire mais beaucoup s'accrochent à leurs repas préparés à la maison ou à leurs vieux vêtements.
"J'ai vécu dans une petite ville universitaire aux Etats-Unis, donc tout prétexte pour rester en Europe restera une bonne raison, même si cela fait mal financièrement", déclare Mara Leichtman.
Eunice Lipton partage son sentiment. "Cela ne va pas me faire revenir en Amérique. (Le président) Bush se fiche pas mal du niveau du dollar parce que c'est un provincial. Les Américains sont des provinciaux en général et la plupart d'entre eux ne savent même pas ce que vaut le dollar à l'étranger."
--Message édité par le 19-11-07 à 13:09:27-- ---------------------- Y a pas que les grands qui ont des sentiments.. |
|