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Titre : Villiers-le-Bel | | 2007-11-28 12:54:52 |
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Les premiers éléments de l'enquête sur la mort de deux adolescents, dimanche à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), entrés en collision à mini-moto avec une voiture de police, écartaient lundi la responsabilité des policiers, mais les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont repris en début de soirée.
De nouveaux affrontements ont éclaté peu après 19H30 entre quelques dizaines de jeunes et forces de l'ordre à environ 200 mètres du lieu de l'accident.
Deux compagnies de CRS, soit 160 policiers, étaient déployées lundi soir en renfort à Villiers-le-Bel, s'ajoutant aux effectifs locaux habituels, selon la préfecture.
Les familles des deux adolescents ont demandé que "justice soit faite, dans le calme et la sérénité". "Elles demandent à tous les jeunes de respecter ces deux jeunes, sans violence, sans heurt, dans le respect de la légalité", a déclaré un homme qui s'est présenté comme "le cousin de Moushin", l'une des deux victimes.
Il a précisé que les familles avaient choisi pour avocat Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat des familles des deux adolescents de Clichy-sous-Bois décédés en octobre 2005 dans un transformateur électrique après avoir été poursuivis par des policiers.
La procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a déclaré que trois "témoins" entendus dimanche soir par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avaient confirmé "la version des policiers": "la mini-moto est arrivée relativement rapidement sur leur gauche".
Elle a parlé d'un "accident de la circulation", survenu entre une mini-moto "non homologuée" et "un véhicule de police" circulant "normalement", qui "n'avait pas enclenché son deux tons et ne poursuivait personne".
En marge d'une visite d'Etat à Pékin, le président Nicolas Sarkozy a souhaité que "chacun s'apaise et qu'on laisse la justice déterminer la responsabilité des uns et des autres".
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est rendue lundi après-midi dans cette commune située à une vingtaine de km au nord de Paris.
Moushin, 15 ans, et Larami, 16 ans, ont été tués dimanche vers 17H00 dans une collision entre leur mini-moto et un véhicule de police.
Une enquête, ouverte lundi par le parquet de Pontoise pour des "faits d'homicide involontaire et de non-assistance à personne en danger", a été confiée à l'IGPN.
Mme de Givry a confirmé à l'AFP que l'"examen technique des véhicules" avait confirmé que "le véhicule des deux jeunes avait bien heurté celui des policiers sur l'avant gauche", que la mini-moto "avait sa troisième vitesse engagée" et que les policiers roulaient "entre 40 et 50 km/h".
Sur le fait de savoir si les policiers ont ou non tardé à porter secours aux victimes, l'IGPN est mesurée: elle écarterait "toute faute grave", jugeant que sur cet "aspect de l'enquête plus difficile", "plus d'investigations" s'imposaient.
"Je ne laisserai pas dire que les services de police n'ont pas porté assistance aux jeunes. Ces jeunes ont été secourus. Les pompiers sont arrivés tout de suite. Tout a été fait pour tenter de les sauver", a souligné la procureure.
Les décès avaient déclenché dimanche soir des violences à Villiers et dans les communes voisines: 40 policiers et un pompier ont été blessés, 28 voitures et 5 bâtiments dont une antenne de la police incendiés, selon la préfecture.
Quelque 200 à 300 personnes ont marché silencieusement lundi après-midi à Villiers-le-Bel en hommage aux deux adolescents décédé. ---------------------- Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole. |
| | 2007-11-26 21:26:40 |
 
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Plusieurs policiers ont été blessés légèrement et plusieurs véhicules ont été incendiés dans des incidents qui ont éclaté pour la seconde soirée consécutive à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), constate un journaliste de Reuters.
Ces incidents font suite à la mort de deux adolescents dans un choc entre une minimoto et une voiture de police, dans la journée de dimanche. Cette affaire est considérée pour l'instant officiellement comme un accident mais une enquête est ouverte.
Trois véhicules, dont un véhicule de police et une camion de poubelles, ont été brûlés et la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser quelques groupes violents, a-t-on ajouté. Une centaine de policiers s'est affrontée à ces groupes qui leur ont lancé divers projectifs, dont des pétards.
Plusieurs policiers ont été atteints par des projectiles, et l'un avait le bras en écharpe et le visage ensanglanté après les heurts, a constaté le journaliste de Reuters.
Les rues étaient jonchées de pierres et de cartouches de gaz lacrymogènes. Les policiers se sont regroupés dans une caserne de pompiers pour organiser les interventions. ---------------------- Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole. |
| | 2007-11-27 12:10:03 |
 
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Soixante-dix sept policiers ont été blessés, dont cinq gravement, a indiqué mardi le syndicat de police Synergie, tandis que la préfecture a fait état de "nombreux policiers blessés" lors des affrontements dans la nuit de lundi à mardi entre jeunes et forces de l'ordre dans le Val-d'Oise.
Selon le syndicat d'officiers de police Synergie, la police a été "confrontée à des scènes de guérilla urbaine" lors des affrontements dans la nuit à Villiers-le-Bel et dans deux autres villes du Val-d'Oise (Sarcelles et Garges-lès-Gonesse), qui ont fait 77 blessés parmi les forces de police, dont cinq dans un état grave.
De son côté, le syndicat Unsa-police a fait état de "plus de 70 blessés chez les policiers".
La préfecture du Val-d'Oise a indiqué que durant ces heurts, "de nombreux policiers ont été blessés". "Trois de ces agents, plus sérieusement touchés, ont dû être conduits à l'hôpital" et "l'un d'entre eux, touché à l'oeil, risque de conserver des séquelles de ces affrontements", a précisé la préfecture.
Interrogée par l'AFP sur le bilan officiel exact du nombre des blessés, elle s'est refusée à une communication précise, mettant en avant un "souci d'apaisement".
"Les forces de l'ordre ont dû intervenir toute la soirée (de lundi) en de multiples endroits, ils ont essuyé de nombreux jets de projectiles divers (pierres, cocktails molotov, grenailles) et des tirs ont été entendus", a précisé la préfecture.
"Un cap a été franchi avec l'utilisation, contre eux (les policiers, ndlr), d'armes dont un fusil de chasse", a également déclaré à l'AFP le secrétaire général du syndicat Synergie, Bruno Beschizza.
Au lendemain de la mort de deux adolescents dans une collision entre leur mini-moto et un véhicule de police à Villiers-le-Bel, ces affrontements ont duré de 19H30 à 01H00 du matin dans six villes du département du Val-d'Oise: Villiers-le-Bel, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville.
Au total, 63 véhicules et cinq bâtiments ont été incendiés dans ces villes, dont la bibliothèque Bellevue, deux écoles, la trésorie et un supermarché à Villiers-le-Bel, selon la préfecture.
"Les pompiers, qui ont pu intervenir rapidement sur les lieux, ont pu maîtriser ces incendies qui n'ont pas provoqué de dégâts majeurs" mais "la bibliothèque de Villiers-le-Bel a subi des dégâts importants", a expliqué la préfecture.
"Un policier a été blessé à l'épaule par une balle d'assez gros calibre" mais "aucun organe vital n'a été touché", a déclaré un responsable de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) à une journaliste de l'AFP.
Selon la police, six personnes ont été interpellées.
Les affrontements ont éclaté peu après 19H30, entre une centaine de jeunes et les policiers, à Villiers-le-Bel, à environ 200 mètres du lieu de la collision entre la voiture de police et la mini-moto, avant de gagner cinq autres villes du département.
Les jeunes, encagoulés, jouaient au chat et à la souris avec les forces de l'ordre, les bombardant de projectiles et essuyant en retour des tirs de flashball et de gaz lacrymogènes. Quelques-uns manipulaient des cocktails Molotov.
Un cameraman de télévision a reçu des coups au visage et s'est fait dérober sa caméra. Dans l'après-midi, une équipe de France 3 Ile-de-France s'était déjà fait voler sa caméra et l'un des journalistes avait été frappé.
Plusieurs véhicules étaient en feu, dont une voiture de police et une benne à ordures, ainsi que des poubelles. Des débris de projectiles, notamment du verre, jonchaient la chaussée. Un véhicule de police a été saccagé.
Les jeunes s'abritaient derrière des couvercles de poubelles leur servant de boucliers, obligeant les CRS - 160 selon la préfecture - en position face à eux, à reculer.
Dans l'Essonne, un autobus de la RATP, qui ne transportait aucun passager, et un camion ont été incendiés respectivement à Longjumeau et Grigny.
Des incidents sans gravité, selon la préfecture, se sont également produits aux Mureaux (Yvelines). En Seine-Saint-Denis, foyer des violences urbaines de novembre 2005, la situation était "calme", selon la police.
Afin de conjurer l'embrasement, les avocats des familles des deux adolescents décédés ont annoncé qu'ils allaient demander mardi l'ouverture d'une information judiciaire.
"Afin que soit établies dans la clarté la plus complète et dans un climat de confiance les circonstances du décès des jeunes Mouhsin et Lakhami, les conseils des familles demanderont demain (mardi) à Mme la procureure de Pontoise l'ouverture d'une information judiciaire", a déclaré Me Jean-Pierre Mignard.
"La conduite de l'enquête sous la direction d'un juge d'instruction permettra l'accès des parents des deux adolescents à la procédure. C'est un geste qui contribuera à ramener la paix dans les esprits", a ajouté Me Mignard, avocat des deux familles concernées et de celles de deux adolescents de Clichy-sous-Bois décédés en octobre 2005 dans un transformateur électrique après avoir été poursuivis par des policiers.
Les premiers éléments de l'enquête ont écarté lundi la responsabilité des policiers. La procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a déclaré à la presse que trois témoins entendus dimanche soir par l'IGPN avaient confirmé la version des policiers "à savoir que la mini-moto est arrivée relativement rapidement sur leur gauche".
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Une information judiciaire va être ouverte pour faire la lumière sur les conditions de la mort de deux adolescents dimanche à Villiers-le-Bel, à l'origine de deux nuits de violences dans plusieurs communes du Val-d'Oise.
Le président Nicolas Sarkozy l'a annoncé mercredi aux familles des deux jeunes, qui ont été reçues à l'Elysée en compagnie de leur avocat, Jean-Pierre Mignard, et du maire socialiste de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant.
"Au-delà de la délicatesse humaine de cette invitation, (le président) a partagé (...) le souci que nous avons exprimé de ce que toute la lumière soit faite dans cette affaire", a déclaré Jean-Pierre Mignard à la presse dans la cour de l'Elysée.
"Il a notamment indiqué qu'une information judiciaire serait ouverte et qu'un juge d'instruction serait désigné", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat a ainsi répondu à une demande des défenseurs des familles de Moushin et Laramy, tués dimanche dans une collision entre leur moto et une voiture de police.
Le procureur de la République de Pontoise a déclaré mardi que les premiers éléments de l'enquête corroboraient la thèse de l'accident, une version contestée par les proches des victimes qui accusent les policiers d'avoir délibérément percuté la mini-moto.
Ce drame a entraîné deux nuits de violences au cours desquelles des dizaines de policiers ont été blessés.
Me Mignard a salué à l'Elysée "une décision juste" dans la mesure où elle "permettra aux victimes, aux parents des victimes, à leurs avocats, de participer activement à la connaissance de la vérité".
"Rien ne sera donc caché. C'est un geste de justice et un geste d'apaisement dont nous voudrions, je crois au nom de toutes les familles, qu'il soit compris partout pour que la paix, le calme et la tranquillité reviennent dans les esprits", a-t-il ajouté.
ASSISES POUR LES TIREURS
Didier Vaillant a précisé avoir demandé à Nicolas Sarkozy que des réunions se tiennent dans les jours qui viennent avec ses collaborateurs "dans un premier temps pour réparer, et dans un deuxième temps pour que soient prises en compte les difficultés que rencontrent les villes de banlieue comme la ville de Villiers-le-Bel".
De retour d'une visite d'Etat en Chine, Nicolas Sarkozy est allé en début de matinée à l'hôpital d'Eaubonne (Val-d'Oise) où il a rendu visite à un commissaire passé à tabac dimanche soir lors des affrontements à Villiers-le-Bel.
Il a promis à cette occasion que les auteurs de tirs contre des fonctionnaires de police ou des pompiers ces derniers jours seraient retrouvés et traduits en cour d'assises.
"Ceux qui prennent la responsabilité de tirer sur des fonctionnaires se retrouveront devant la cour d'assises. Cela porte un nom, c'est une tentative d'assassinat", a dit le chef de l'Etat.
"Il n'y a pas de rapport entre le drame de ces deux jeunes et le fait de prendre une arme à feu et tirer sur des fonctionnaires", a ajouté Nicolas Sarkozy.
"Nous retrouverons les tireurs. On mettra les moyens qu'il faut (...) On mettra le temps qu'il faudra mais ils seront retrouvés et déférés devant la justice", a-t-il dit.
Accompagné de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le président de la République a également rencontré des policiers et des pompiers qui ont participé au dispositif déployé depuis dimanche dans le Val-d'Oise.
Il s'est ensuite rendu à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu pour y rencontrer un policier blessé à l'oeil par un tir.
Nicolas Sarkozy a présidé, avant le conseil des ministres, une réunion sur la sécurité en présence du Premier ministre, François Fillon, de la ministre de l'Intérieur, de la ministre de la Justice, Rachida Dati, de la ministre de la Ville, Christine Boutin, et de sa secrétaire d'Etat, Fadela Amara. ---------------------- Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole. |
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