candleburn Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole.

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Le président français Nicolas Sarkozy, qui a reçu dimanche soir à l'Elysée Mahmoud Abbas à la veille de la conférence internationale des donateurs, souhaite "parvenir rapidement à la création d'un Etat palestinien", selon son porte-parole David Martinon.
L'objectif du président Sarkozy "est clairement affiché: parvenir rapidement à la création d'un Etat palestinien", a déclaré aux journalistes M. Martinon à l'issue d'un entretien de 45 minutes entre les deux dirigeants.
Lors de la conférence internationale des donateurs pour l'Etat palestinien, lundi à Paris, le président français évoquera cet objectif avec les représentants israéliens. "Le président a dit qu'il était attaché à la sécurité d'Israël -qui n'était pas négociable- et c'est en tant qu'ami d'Israël qu'il rappellerait l'objectif de création d'un Etat palestinien, viable et indépendant", a ajouté le porte-parole de l'Elysée.
M. Martinon n'a pas confirmé le chiffre de 5,6 milliards de dollars (3,86 milliards d'euros) sur trois ans qui pourrait être annoncé lors la conférence de Paris et n'a pas précisé, non plus, le montant de la contribution française. "Ces deux questions seront tranchées demain", a-t-il dit.
Pour sa part, le président de l'Autorité palestinienne a parlé d'une contribution française "importante". Le président Sarkozy est "convaincu de la nécessité d'un Etat palestinien. Il a donc promis d'oeuvrer pour la création de cet Etat et a promis également une aide économique importante" aux Palestiniens, a déclaré aux journalistes M. Abbas après avoir été raccompagné sur le perron de l'Elysée par le chef de l'Etat français.
Les deux dirigeants ont souligné la dimension à la fois économique et politique de la conférence de Paris, trois semaines après la conférence internationale sur la paix au Proche-Orient aux Etats-Unis. "Cette conférence sera très importante, car elle suit Annapolis", a déclaré M. Abbas. "Ce rassemblement de pays de partout dans le monde ne vise pas uniquement un soutien économique, mais aussi politique. Nous espérons demain que la communauté internationale sera à la hauteur de nos attentes."
Le président Sarkozy a souligné que "la conférence des donateurs à Paris était une étape essentielle, qu'elle s'inscrivait entièrement dans la dynamique initiée à Annapolis, qu'elle était économique, mais également politique", a rapporté M. Martinon.
Lors de cet entretien, MM. Sarkozy et Abbas ont aussi évoqué "les autres questions régionales", selon le porte-parole de l'Elysée. "Ils ont parlé du Hamas à la demande du président Abbas pour dire que la France n'aurait pas de relations, de discussions, de dialogue avec le Hamas tant que les conditions posées par la communauté internationale ne seraient pas remplies."
Les deux hommes ont également abordé "la question du Liban" et le délicat processus électoral en cours dans ce pays, ainsi que "la visite du Guide de la Révolution libyenne", Moammar Kadhafi. A ce sujet, a dit M. Martinon, le président Sarkozy "s'est félicité d'avoir obtenu, lors du conseil européen de Bruxelles, que toute l'Union européenne reprenne ses relations avec la Libye, en indiquant que c'était une bonne nouvelle pour le monde arabe" ---------------------- Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole. |
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