candleburn Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole.

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Plus de 200 scientifiques ont exhorté mercredi la communauté internationale à prendre des mesures radicales contre le réchauffement climatique, car "il n'y a pas de temps à perdre".
Dans une pétition transmise à l'Associated Press et qui doit être présentée mercredi soir, au moins 215 climatologues appellent à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
Les scientifiques demandent aux participants de la conférence sur le changement climatique de Bali, en Indonésie, de négocier le prochain traité contre le réchauffement de la planète.
Cet appel fait suite à une pétition signée la semaine dernière par plus de 150 chefs d'entreprise qui demandaient eux aussi une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre.
Jusqu'à présent, de nombreux scientifiques s'étaient abstenus de tout appel à prendre des mesures, laissant ce genre d'actions aux organisations de défense de l'environnement.
"C'est une crise grave, et nous devons faire quelque chose vraiment rapidement", a lancé un des signataires, Jeff Severinghaus, professeur en sciences de la Terre à l'Institut d'océanographie Scripps, situé à La Jolla, en Californie. "Je pense que les enjeux sont beaucoup, beaucoup trop importants pour qu'on joue avec".
Cette pétition inédite a été signée par des scientifiques de plus de 25 pays et montre que les spécialistes du climat en "ont assez", renchérit Andrew Weaver, de l'université de Victoria, au Canada. Cette action regroupe notamment de nombreux membres du Groupe d'experts international sur le climat (GIEC) et les directeurs des principaux instituts de recherche américains et européens sur le climat.
"Nous sommes nombreux à penser que le problème mérite davantage d'attention qu'à l'heure actuelle et que les remèdes doivent être beaucoup plus radicaux", explique Richard Seager, de l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty, à l'université de Columbia.
Plusieurs chercheurs commencent également à perdre patience. "Des mesures doivent être prises, et elles doivent être prises maintenant", insiste Marika Holland, du Centre national sur la recherche atmosphérique. "Plus nous attendons, plus ce sera grave".
Sur le Net: http://www.climate.unsw.edu.au/bali/ir/v524
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